Indiana Jones et le Cadran de la Destinée, Harrison Ford nous offre une dernière aventure avec panache 

Quinze ans après Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal, le célèbre archéologue et aventurier incarné par Harrison Ford revient pour une ultime escapade : Indiana Jones et le Cadran de la Destinée. Réalisé cette fois-ci par James Mangold (Logan, Le Mans 66), ce nouvel opus retrouve les sensations des premiers films avec une certaine nostalgie, un côté vintage et des séquences époustouflantes qui ne peut que ravir les fans de la saga. 

1969. Après avoir passé plus de dix ans à enseigner au Hunter College de New York, l’estimé docteur Jones, professeur d’archéologie, est sur le point de prendre sa retraite et de couler des jours paisibles. 

Tout bascule après la visite surprise de sa filleule Helena Shaw, qui est à la recherche d’un artefact rare que son père a confié à Indy des années auparavant : le fameux cadran d’Archimède, une relique qui aurait le pouvoir de localiser les fissures temporelles. En arnaqueuse accomplie, Helena vole l’objet et quitte précipitamment le pays afin de le vendre au plus offrant. Indy n’a d’autre choix que de se lancer à sa poursuite. Il ressort son fedora et son blouson de cuir pour une dernière virée…

Dans les tuyaux depuis 2010, Indiana Jones et le Cadran de la Destinée est un projet qui peine à éclore avec une production qui prend énormément de retard. Le Covid et les divergences artistiques entre Steven Spielberg, le scénariste David Koepp, Harrison Ford et Disney en sont les principales raisons. Le réalisateur des Dents de la Mer laisse la main pour ce nouvel épisode et embauche le cinéaste James Mangold à la direction. 

Un cinquième chapitre qui annonce les adieux déchirants du comédien de 80 ans, ces nouvelles aventures d’Indiana Jones délivrent un condensé d’action, d’humour et de technologie ! Ce n’est pas un surprise, Harrison Ford retrouve son chapeau et son fouet pour le plaisir des amateurs de la franchise, on y retrouvera un Indy rajeuni numériquement avec une séquence d’ouverture d’Anthologie. 

On y retrouve un personnage rajeuni d’une quarantaine d’années grâce au de-aging (une technique numérique de plus en plus prisée au cinéma). Dans cette première scène, Harrison Ford est pourchassé par des nazis dans un train à grande vitesse, la nostalgie est à son comble. C’est sans compter sur l’extraordinaire thème musical de John Williams qui nous replonge dans les années 80, l’âge d’or des premiers films cultes.

Si ce nouvel et dernier Indiana Jones marque un tournant dans la saga, James Mangold propose tous les ingrédients magiques qui nous redonne des étoiles pleins les yeux, comme au bon vieux temps. Entre courses poursuites explosives au Maroc, explorations sous-marine au fin fonds des mers Grecs et découvertes de nouveaux secrets en Sicile, Indy voyage beaucoup et nous transporte par la même occasion au coeur d’une aventure familiale, vintage et agréable. 

Du côté du casting, on retrouve de nouveaux venus, Phoebe Waller-Bridge, dans la peau de sa filleule Helena, Mads Mikkelsen, qui incarne le grand méchant Jürgen Voller, mais aussi John Rhys-Davies, Boyd Holbrook, Antonio Banderas, Thomas Kretschmann, Shaunette Renée Wilson et Toby Jones.

Harrison Ford boucle la boucle avec un ultime épisode déjà mythique, les codes des premiers films s’immiscent pour notre plus grand plaisir. James Mangold fait le job sans trembler, il fait mieux que le quatrième opus et clôture la saga avec les honneurs. 

28 juin 2023 en salle / 2h 34min / Action, Aventure
De James Mangold / Avec Harrison Ford, Phoebe Waller-Bridge, Mads Mikkelsen

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