Quelques mois après la sortie dans les salles des Trois Mousquetaires : D’Artagnan, le réalisateur Martin Bourboulon enchaine avec son second volet du diptyque intitulée Milady. Suite directe du premier film, ce nouvel opus va précisément se concentrer sur les secrets de la machiavélique Milady interprétée par la divine Eva Green.
Avec ce deuxième long métrage, le cinéaste souhaite offrir une nouvelle grande aventure avec un grand A et ainsi laisser une empreinte indélébile dans l’histoire du cinéma française.
Du Louvre au Palais de Buckingham, des bas-fonds de Paris au siège de La Rochelle… dans un Royaume divisé par les guerres de religion et menacé d’invasion par l’Angleterre, une poignée d’hommes et de femmes vont croiser leurs épées et lier leur destin à celui de la France.
Les Trois Mousquetaires : D’Artagnan et Les Trois Mousquetaires : Milady constituent une relecture de l’œuvre d’Alexandre Dumas, laquelle a déjà été adaptée plus d’une trentaine de fois au cinéma ou à la télévision. Parmi les plus populaires, nous pouvons citer Les Trois Mousquetaires (1948) de George Sidney, Les Trois Mousquetaires (1953) de André Hunebell, Les Trois Mousquetaires (1959) de Claude Barma, Les Ferrets de la Reine et La Vengeance de Milady (1961).
L’idée initiale du metteur en scène était de communiquer ses envies, ses rêves et son engouement pour l’histoire exceptionnelle qu’est celle des Trois Mousquetaires, il déclare : « On a tous en mémoire la trame des Trois Mousquetaires, le sens de l’honneur et de la fraternité qui s’y raconte, l’ample dimension des batailles. Quand je repense à ce que représentait ce roman quand j’étais enfant, c’est quelque chose de vaste qui me vient à l’esprit ».
Cette deuxiéme partie s’ouvre sur plusieurs séquences du précédent opus, un rappel qui nous donne l’eau à la bouche depuis déjà quelques mois après la sortie du premier film qui se termine en beauté. Entre rythme soutenu, scénario plausible et combats d’épées, Les Trois Mousquetaires : Milady est une suite qui tient toutes ses promesses par son assurance et ses plans séquences remarquables.
Au coeur d’un Paris de 1642, le réalisateur offre une digne reconstitution des rues parisiennes, du Louvre au Palais de Buckingham en passant par La Rochelle. De fabuleux décors qui ne nous laisse indifférent.
Une mise en scène qui est dans la continuitée de D’Artagnan, robuste mais usuelle, qui laisse cependant place à du grand spéctacle, un cinéma qui était tombé dans les oubliettes il y a bien longtemps. Martin Bourboulon dépoussiére une énième fois ce monument littéraire et redonne ainsi un nouveau souffle aux grandes sagas populaires d’antan.
Eva Green en Milady est magistrale, elle diffuse un talent d’exception dans la peau de ce personnage complexe et mystérieux. Le reste du casting fait aussi le job, un François Civil musclé et ambitieux, Vincent Cassel est plus convaincant, Romain Duris et Pio Marmaï reflétent les personnages avec brio, Louis Garrel et son humour décalé est brillant.
Proposé initialement comme un gros film de 4 heures, ce nouveau long métrage est réussi, il boucle la boucle avec ténacité. La volonté du cinéaste de proposer un spectacle populaire au sens le plus noble du terme est respecté, nous relèverons très peu de fausses notes.
13 décembre 2023 en salle / 1h 55min / Aventure, Historique
De Martin Bourboulon / Avec François Civil, Romain Duris, Vincent Cassel