Et si le plus bel âge pour tomber amoureux était justement celui où l’on pensait avoir tout compris de la vie ? Avec L’âge bête, Olivier Baroux s’empare du couple, du temps qui passe et des élans amoureux avec une arme redoutablement efficace : l’humour.
Sur scène, Michèle Laroque et Kad Merad forment un tandem particulièrement réjouissant. Habitués à se retrouver devant les caméras, les deux comédiens démontrent ici que leur complicité fonctionne tout aussi bien dans l’espace théâtral. Ils incarnent deux sexagénaires qui se rencontrent et, plutôt que de prendre leur temps, décident de foncer tête baissée dans une nouvelle vie à deux.
C’est précisément ce décalage qui nourrit le spectacle. À un âge où l’on pourrait privilégier la tranquillité, les habitudes et les certitudes, leurs personnages choisissent au contraire l’aventure, avec tout ce qu’elle comporte de réjouissant… et de catastrophique. Car vivre ensemble, c’est aussi découvrir que l’amour ne se résume pas aux premiers émois : il faut composer avec les caractères, les habitudes, les petits défauts et les grandes contradictions.
On rit beaucoup, mais on s’attache aussi à ces deux personnages qui refusent de considérer que certaines envies seraient réservées à la jeunesse. Ils aiment, ils s’emballent, ils se chamaillent, ils se réconcilient… bref, ils vivent pleinement.
Olivier Baroux construit ainsi une comédie qui ne se contente pas d’aligner les situations cocasses. Derrière les rires, L’âge bête pose une question finalement très universelle : pourquoi faudrait-il renoncer à la passion, à la fantaisie ou aux projets fous sous prétexte que les années ont passé ?
La réussite du spectacle tient beaucoup à l’énergie de ses deux interprètes. Michèle Laroque et Kad Merad jouent la partition avec gourmandise, passant de la tendresse à l’affrontement avec cette aisance qui donne aux échanges une vraie vivacité.
L’âge bête revendique finalement une philosophie aussi simple que réjouissante : on peut avoir soixante ans, des expériences derrière soi et suffisamment de vécu pour savoir que tout ne sera pas facile… et décider malgré tout de se lancer.
Une comédie sur l’amour, le temps qui passe et cette délicieuse part de folie qu’il serait dommage de perdre en chemin.
L’Âge bête, avec Michèle Laroque et Kad Merad
Écrit et mis en scène par Olivier Baroux
Paris – Folies Bergère : du 8 au 23 octobre 2026
Dôme de Paris : 29 et 30 janvier 2027
En tournée dans toute la France à partir de décembre 2026.
